1 -Une vie réussie n'est qu'une collection de moments de plaisir............ Bernard Werber

1 -Une vie réussie n’est qu’une collection de moments de plaisir............ Bernard Werber
Dans l'obscurité, je ne le quittai pas des yeux, suivis chacun de ses gestes. Il retira son T-shirt et s'approcha de moi, le délicieux bruit du froissement de son pantalon brisant uniquement le silence apaisant qui régnait accompagné de nos deux respirations désordonnées. Lentement, il se glissa tout près de moi sous les draps, ses beaux bras dépassant à l'instar des miens. Il m'attira vers lui, hésitant, et je posai mes deux petites mains sur ses larges épaules nues, avant de les glisser jusqu'à son dos, toujours sans quitter ses grands yeux bleus qui luisaient dans la nuit comme deux énormes saphirs. Je me hissai légèrement pour effleurer ses lèvres et il m'embrassa délicatement avant de plonger vers ma gorge, promenant ses lèvres douces le long de mon cou, déclenchant mes incessants frissons. Il me fit doucement rouler sur le dos et se hissa au-dessus de moi, s'appuyant sur ses coudes de mes deux cotés. Une douce brise tiède souffla, faisant voleter le rideau vaporeux en organza, et vint caresser nos deux corps chauds.

C'est moi qui ai pris toutes les photos présentées sur le blog. Merci de ne pas y toucher.


A surligner:
Cet article est totalement indépendant du reste, et il y a un enchainement entre les autres textes que des fois, seule moi peux comprendre.

# Posté le jeudi 30 avril 2009 18:06

Modifié le mardi 19 mai 2009 12:01

2 - Nous agressons le réel, nous inventons en permanence une réalité confortable rien que pour nous, et si cette réalité ne s'accorde pas à celle des autres, nous nions celle des autres. B.W.

2 - Nous agressons le réel, nous inventons en permanence une réalité confortable rien que pour nous, et si cette réalité ne s’accorde pas à celle des autres, nous nions celle des autres. B.W.
La lumière vive fatiguait mes paupières déjà lourdes qui ne cessaient de cligner, et les couples inlassables virevoltaient toujours sur la piste, me donnant le vertige. Je consultai ma Rolex. 1h40 indiquait-elle. J'avais envie de rentrer. Je savais que venir à ce bal était une mauvaise idée, la soirée avait été archinulle. Pas étonnant, dans les bras d'un cavalier comme le mien, même lorsqu'on se trouve à une réception au Mercer, ça ne nous laisse qu'une seule envie, sortir. Sortir, oh oui, et respirer l'air frais, loin de cette étouffante salle bondée, de ces flutes de champagne, de ce slow que l'on repassait en boucle depuis des heures me semblait-il. Déconcertant de voir à quel point les filles de dix-sept ans aimaient faire la fête.
Je l'aperçois au loin, sa seule vue suffit à m'arracher à mes pensées exaspérantes. Il consulta sa montre, puis, comme la grande –et splendide- blonde qui, me parut-il tentait de remporter le concours de la-robe-la-plus-courte-et-dénudée-de-la-soirée le héla, descendant par la même occasion son martini cul sec, il disparut dans la foule. Était-il pressé de quitter la soirée ? Peu probable. Pas quand la totalité des filles présentes avaient le béguin pour lui.
Je sortis mes pieds endoloris de mes chaussures noires à talons et agitai mes petits orteils vernis de rouge carmin.
Mais où était-elle bon sang ?! Elle m'avait promis qu'on rentrerait avant une heure. Mais sur qui compter ! Elle était bien trop occupée à jouer au pois sauteur, voulant réaliser le défi qu'elle s'était fixée en début de soirée. Un défi complètement flippant : vingt cavaliers en une soirée. La connaissant, elle ne quitterait pas la réception avant d'y arriver. Et franchement, je l'avais suffisamment attendue. J'allais rentrer, tant pis si ça la mettait en rogne, elle n'avait qu'à tenir sa promesse.
Je pris mes chaussures dans mes mains et sautai de la petite table de coin sur laquelle j'étais perchée. La fraicheur du sol marbré sous mes pieds me soulagea.



A suivre...

# Posté le samedi 09 mai 2009 18:38

Modifié le dimanche 10 mai 2009 11:33

3 - « Le plaisir est l'unique motivation de nos actes » B.W. «Nourris moi, apportes-moi ton corps nu sur un plateau » Cecily Von Ziegesar

3 - « Le plaisir est l'unique motivation de nos actes » B.W. «Nourris moi, apportes-moi ton corps nu sur un plateau » Cecily Von Ziegesar
Je décidai qu'avant de prendre un taxi, une petite visite aux toilettes me ferait du bien. Mais pas moyen ! Les toilettes de dames étaient bondées de filles qui rafraichissaient leur maquillage et gloussaient en s'échangeant les derniers ragots, auxquelles il me faudrait à toutes adresser des sourires hypocrites sous prétexte que j'en connaissais la majorité, et en bonus j'aurais surement droit aux questions embarrassantes et bidons. Je n'en avais pas la force, mes mâchoires ne m'obéiraient plus. Mais j'avais tout de même vraiment besoin d'y aller, aux toilettes.
Je montai finalement à l'étage, celui qui avait organisé la soirée avait eu la bonne idée de réserver plusieurs suites, destinées à des usages bien intimes...
Je traversai les couloirs faiblement éclairés du Mercer, marchant rapidement sur la moquette crème qui chatouillait mes pieds. La plus part des suites réservées à la soirée étaient verrouillées, et donc occupées. Et ben dites-donc, il y a ceux qui ne perdaient pas leur temps. Un fou rire inextinguible s'empara de moi lorsque les cris animaux d'une fille en pleine action me parvinrent derrière une porte. Amusée, j'essayai de deviner à qui appartenait la voix, lorsque –enfin- je tombai sur une suite libre. Les lumières s'allumèrent lorsque j'ouvris la porte, me forçant à cligner mes yeux toujours habitués à l'obscurité du couloir. Je balançai mes chaussures sous une table et galopai vers les toilettes.

J'attendis de recevoir la dernière giclée d'eau froide puis coupai l'eau sui coulait dans un délicieux bruit de la fente métallique du robinet étincelant, avant de me contempler dans le grand miroir rectangulaire de la salle de bain de la suite 340. Mon léger maquillage avait presque disparu et les boucles brunes de mes cheveux s'étaient presque défaites, et cascadaient négligemment sur mes épaules. Je remontai l'épaisse frange qui couvrait mon front et soupirai. Je n'avais même plus la force de sortir héler un taxi, ni la force de rentrer chez moi, écouter mes parents se disputer derechef à propos de n'importe quoi.
Un petit bruit feutré me parvint, suivi d'un autre. Je décryptai rapidement les deux : une porte qu'on verrouillait et des lèvres qui s'embrassaient. Furtivement, j'éteignis la lumière et me mis à quatre pattes, tout près de la porte, ne tenant pas à me taper l'incruste, moi qui détestait déranger les gens occupés, qui plus est occupés à faire ça...
Je risquais un coup d'½il par la porte légèrement entr'ouverte et ce que je vis glaça le sang dans mes veines.
Il était là, avec cette blonde aux jambes interminables, leurs lèvres scellées dans un baiser interminable aussi.
La blonde, dans un geste de stripteaseuse, se débarrassa de ses magnifiques escarpins argentés dotés de 12 cm de talons aiguilles, et sauta dans ses bras, croisant les jambes autour de sa taille, enfonçant d'avantage sa langue dans sa gorge. Voir à quel point elle était belle donnait la nausée, et voir à quel point lui, la dépassant de loin en matière de beauté, ne se gênait pas pour en profiter me donnait l'impression d'avoir des épieux de glace dans l'estomac.Lui, qui avait promis la fidélité à quelqu'un d'autre...
Ses doigts caressèrent lentement son dos nu de haut en bas tandis qu'elle, s'occupait de le débarrasser de sa chemise. Sa main rencontra le petit cordon qui, à lui seul maintenait la robe entière. Un seul petit coup, et elle se retrouverait complètement nue dans ses bras, parce que je doutais fort qu'elle se soit donnée la peine de porter autre chose sous sa légère robe du soir. Au moment où il s'apprêtait à tirer sur le n½ud, je me détournai, et rampai dans l'obscurité jusqu'à l'énorme baignoire, tout au fond de la pièce. Je sortirais en catimini lorsqu'ils seront trop occupés pour s'en apercevoir. Je passai mes bras autour de mes genoux et une larme roula sur ma joue et s'écrasa sur le marbre quand soudain l'image de ses yeux bleus surgit dans mon esprit.

# Posté le dimanche 10 mai 2009 11:18

Modifié le mercredi 20 mai 2009 08:15

4 - « Cet univers que nous habitons, s'il était tout entier comestible, quelle prise nous aurions sur lui!» Simone de Beauvoir

4 - « Cet univers que nous habitons, s'il était tout entier comestible, quelle prise nous aurions sur lui!» Simone de Beauvoir
Cela faisait exactement quarante-trois minutes six secondes que l'on était là, d'après la minuscule horloge numérique suspendue à la paroi anthracite de l'ascenseur. Mes mains et mon front étaient moites et je peinais à respirer. Les portes métalliques de l'engin s'étaient refermées à vingt heures tapantes et il était vingt heures quarante et six secondes, sept secondes, huit secondes...
J'y étais seule au départ, jusqu'à ce qu'il m'y rejoigne, in extremis. Quelqu'un l'avait rattrapé au moment même où il allait entamer son ascension dans le luxueux immeuble que j'habitais. Et je ne vous dis guère quelle fut ma surprise lorsque je réalisai que ce quelqu'un, c'était lui.
- Bonsoir, avait-il murmuré, l'air de s'adresser à une inconnue.
J'étais une inconnue dorénavant, l'avais-je oublié ? Je ne répondis pas, où n'eus simplement pas la force de le faire, ma langue nouée par la surprise.
Ses gestes défilèrent au ralenti devant mes yeux, jusqu'à ce que ses doigts se dirigent vers le bouton numéro 8, ce qui me tordit les boyaux. Il venait voir blondie...bien sur.
La cerise sur le gâteau après la trahison avait été de croiser cette vipère aux longues jambes dans les couloirs de mon immeuble.
On était voisines...Yes !
L'air à l'intérieur de l'ascenseur avait tout de suite embaumé l'odeur masculine de son parfum, son odeur bien à lui...
Et alors qu'on escaladait silencieusement les étages, un bruit sourd s'était fait entendre, une secousse m'avait fait vaciller et les grandes lampes s'étaient éteintes, phagocytant la lumière blanche et puissante qui éclairait la cabine. Instinctivement, ma main s'était portée à ma bouche, mais dieu merci, je n'avais ni crié ni hoqueté, m'épargnant le ridicule pour une fois. Une petite ampoule avait diffusé une faible lumière rougeâtre et, essoufflée, je m'étais laissé tomber sur le sol recouvert d'une épaisse moquette en caoutchouc, roulée en boule, le menton sur les genoux. Tandis que lui, placide, appuyait par à-coups sur le bouton cloche, déclenchant la stridente sonnerie de secours. Plus tard, de grands coups et une voix rauque nous étaient parvenus d'en bas.
« Veuillez garder votre calme. Nous allons bientôt vous faire sortir de là »
A ces mot, lui aussi, sachant que le « bientôt » ne comptait pas vraiment, s'était laissé tomber sur le sol, dans le côté adjacent, dans une position bien plus décontractée cependant.
Une jambe allongée et l'autre pliée. Il avait d'abord sorti son Blackberry, consulté sa messagerie et avait fini par le remettre dans la poche de sa veste. Nos regards, s'étant croisés l'espace d'un seconde, on détourna rapidement les yeux et pour la première fois, il me parut un tantinet gêné.
- ça va ? me demanda sa voix de velours au bout d'un moment remarquant à quel point j'avais du mal à respirer dans la cabine devenue étouffante.
- Ouais... marmonnai-je, surprise de le voir m'adresser la parole.
Les minutes s'écoulèrent lentement jusqu'à ce que l'écran de l'horloge affiche 20 :40. Une nouvelle secousse se fit entendre, les lampes se rallumèrent, il se releva habilement, épousseta son pantalon noir, et contre toute attente, me tendit sa main blanche et parfaite que je contemplai un long moment avant d'y mettre la mienne, avec beaucoup d'hésitation toutefois. Il la garda une seconde de trop me sembla-t-il, mais ce n'était sûrement que le fruit de mon imagination, car, après avoir discrètement secoué les deux mèches noires qui barraient son front, il reprit sa posture initiale, les mains dans les poches, fixant les portes métallique qui ne tardèrent pas à coulisser. Il sortit d'un pas assuré et, sans se retourner, se dirigea vers la gauche, soit vers les escaliers, soit vers les fauteuils de la réception où devait l'attendre Blondie en mini-jupe microscopique et décolleté transparent.
Je baissai mes yeux tristes vers le sol, et contemplai le marbre brillant de la réception.

# Posté le mercredi 13 mai 2009 09:55

Modifié le mardi 19 mai 2009 12:46

5 - « Quand je désespère, je me souviens que tout au long de l'histoire la voix de la vérité et de l'amour a triomphé. Il y a dans ce monde des tyrans et des assassins et pendant un temps ils peuvent nous sembler invincibles. Mais à la fin, il tombent toujours » Gandhi.

5 - « Quand je désespère, je me souviens que tout au long de l'histoire la voix de la vérité et de l'amour a triomphé. Il y a dans ce monde des tyrans et des assassins et pendant un temps ils peuvent nous sembler invincibles. Mais à la fin, il tombent toujours » Gandhi.
Je caressai la surface de l'eau de mes orteils, la faisant tressaillir. Je promenais mon regard alentour et contemplai les milles et une ondes que j'avais provoqué dans l'eau de la piscine.
Le rire tonitruant et aigu de ma mère me parvint et je lançai un bref coup d'½il vers la salle à manger où les convives s'esclaffaient derrières les vitres. Le gazon paraissait gris, l'eau noire. Je reportai mon attention sur celle-ci tandis que des pas feutrés sur le gazon se faisaient entendre. Je ne me retournai pas et sa main vint se poser sur mon dos, me faisant frissonner.
Il s'accroupit, prenant soin de ne pas mouiller ses chaussures.
- Tu viens ? on rentre. Il fait froid ici.
- Vas-y, je te rejoindrai, éludai-je.
Sur ce, il soupira, m'embrassa sur la joue et tourna les talons Le rire de ma mère raisonna derechef, elle n'en ratait pas une. Comment mon dieu pouvait-elle passer la soirée à sourire non-stop de ce sourire de starlette devant ces greluches aux fringues griffées qu'on avait tout bonnement envie d'étriper. Distraite, je laissai tomber mon pied dans l'eau et elle éclaboussa mes vêtements. Pas un coup de tête j'eus soudain envie de me baigner et sautai sans réfléchir dans le bassin. L'eau se faufila tout de suite dans mes entrailles, mes oreilles, mes narines, mes chaussures. Je restai un moment sous l'eau comme pour noyer tout ce que j'avais pu garder comme souvenir de ce diner.
Emergeant enfin de la surface de l'eau, tête renversée en arrière, je respirai un bon coup, laissant une bouffée d'air nocturne froid me nettoyer les poumons. Je me débarrassai d'un geste de rapide de mon chemisier bleu et de mon short puis de mes chaussures, les laissant couler au fond du bassin, et plongeai tête la première dans l'eau, elle était claire et propre, et bien qu'elle troubla ma vue, je pus voir mes chaussures rencontrer une à une le fond carrelé de la piscine. Je battis silencieusement des pieds et joignis mes mains devant moi. Reproduisant plusieurs fois le même geste jusqu'à ce que ma tête heurte un objet métallique et froid, produisant un bruit mat mais bien audible. J'ouvris brusquement les yeux et m'aperçus que j'avais heurté l'échelle en fer.
N'arrivant plus à respirer, je reculai et remontai pour aspirer de nouveau une bonne goulée d'air. Un rire voluptueux me parvint, brisant le silence de plomb qui régnait et, sursautant, je me retournai. Il était toujours là, couché sur le gazon, les coudes appuyés sur le sol. Devinant qu'il était là depuis belle lurette, et qu'il avait donc par la même occasion assisté à toute la scène, je m'empourprai, sentant le sang brûler mon cou, mes joues, mes tempes...
Heureusement, dans l'obscurité il y avait peu de chances pour qu'il le remarque.
Peut-être surpris par mon immobilité, son rire s'interrompit, ses yeux bleus essayèrent de décrypter mon expression et un beau sourire amusé fondit ses lèvres fines. Je le lui rendis à peine et il se leva habilement, venant à ma rencontre.

A suivre

# Posté le mardi 19 mai 2009 12:54

Modifié le mardi 19 mai 2009 19:01

6 - «Le bonheur est un absolu qu'on espère atteindre dans le futur. Le plaisir est un relatif qu'on peut trouver tout de suite»

6 - «Le bonheur est un absolu qu'on espère atteindre dans le futur. Le plaisir est un relatif qu'on peut trouver tout de suite»
Il s'approcha du bassin, retira ses chaussures sans me quitter des yeux puis plongea son pied droit dans l'eau. Il dévala lentement les marches que l'eau sombre me rendait invisibles et s'approcha de moi. Je tremblais comme un feuille, parce qu'il faisait froid mais aussi parce qu'il était là, si proche de moi, ce sourire amusé sur les lèvres, les yeux empreints d'un mélange de malice et de douceur. Chaque pas qu'il faisait réchauffait mon corps chaud d'avantage. Lorsqu'il arriva près de moi, sa tête dépassait toujours, ses épaules aussi, tandis que moi, sans échelle à laquelle m'agripper, l'eau m'aurait surement engloutie. Pas étonnant, du haut de son mètre quatre-vingt, il faisait deux voire trois bonnes têtes de plus que moi. Il s'approcha jusqu'à ce que nos souffles se mêlent, que son haleine m'enveloppe.
- Tu viens, on rentre... répéta-t-il, ses belles lèvres toujours fendues en ce sourire ironique. Il fait froid... Tu trembles... chuchota-t-il en baissant ses yeux vers mon corps pâle et tremblant dans mes dessous noirs en coton.
Le sang me monta au visage, et cette fois il s'en aperçut car son sourire s'élargit un peu et il sortit ses doigts de l'eau pour les poser sur ma joue glacée qu'il caressa tendrement.
- Allez viens...
Sans piper mot, je lançai un coup d'½il anxieux vers la salle à manger derrière les portes-fenêtres.
- Tu n'es pas obligée d'y aller, on peut aller en haut.
Mes yeux s'arrêtèrent sur la lueur blafarde qui éclairait le majestueux balcon attenant à sa chambre.
- D'accord, murmurai-je.
Il se baissa d'avantage, je fermai mes yeux et sentis ses lèvres rencontrer délicatement les miennes. Lentement, sa langue franchit la barrière de mes lèvres puis de mes dents et caressa la mienne . Je vacillai, mon c½ur eut un raté et, le sentant glisser ses mains sous mes jambes pour me porter, je les croisai autour de sa taille.

# Posté le mercredi 20 mai 2009 08:13

Modifié le mercredi 20 mai 2009 15:54

«Pourquoi souffrir ? Quelle cause mérite qu'on renonce au confort et à la jouissance ?»

 «Pourquoi souffrir ? Quelle cause mérite qu'on renonce au confort et à la jouissance ?»
Splash .
L'eau m'éclaboussa de la tête aux pieds et Alison rit. Je levai les yeux au ciel et remit mes mèches mouillées derrière mes oreilles. La fête battait son plein. Alison continua à suçoter sa sucette à la fraise, secouant de tant en temps sa belle tignasse rousse tandis que je promenais mes orteils sur l'eau. Le mec bizarre aux dreadlocks attachés par un élastique vert et aux énormes lunettes de myope embrassait toujours cette fille aux cheveux roses écarlates dans un coin de la piscine.
La bande des filles sans haut de bikini continuait à fumer cigarette sur cigarette en riant aux blagues qu'un mec débile en maillot vert fluo leur racontait, et finalement, Elle, belle comme tout, avec ses cheveux blonds parfaits, son bikini remarquable, promenait son bronzé de bien foutu de corps dans le «pavillon garçon», sous les regards énamourés de ces derniers.
De temps à autre j'entendais son rire sexy qui retentissait, carillonnant comme un ch½ur de clochettes. Ça m'agaçait, elle avait tout, elle l'avait lui. Je n'avais rien, rien à part cette pressante envie de quitter cet endroit où l'ambiance était plutôt joviale, simplement parce qu'il y était.

Les mecs avaient fini autour d'une table de poker, et nous étions toutes installées dans les confortables fauteuils en daim bordeaux dans le salon d'Alison. Elle, était toujours en bikini , un léger paréo transparent noué autour de sa taille de guêpe. Depuis qu'elle avait appris pour mon passé avec lui, elle semblait tout faire me provoquer. L'embrassant langoureusement dès que je me trouvais dans les parages, étalant ostensiblement son bonheur avec lui, etc.
Tandis que lui restait neutre, sans laisser voir une once de culpabilité à mon égard. Les deux lacs bleus de ses yeux m'obsédaient toujours un peu... beaucoup.
Je ne pouvais m'empêcher de le fixer dès qu'il avait le dos tourné. Et je n'étais pas la seule...
Vers vingt-trois heures, ils débarquèrent dans le salon, certains s'étirant d'autres baillant, ils avaient sommeil ? Tant mieux j'avais hâte d'y aller.
Ce fut encore pire quand je levis s'approcher à son tour, il descendit la dernière lampée de sa canette Red Bull , la déposa sur une table près d'un majestueuse décoration florale, tandis qu'elle se dépêchait de glisser ses pieds fraîchement pédicurés dans ses tongs en plastique rose pour aller lui sauter dessus.
Garce ? Vous avez dit garce ?

# Posté le mercredi 27 mai 2009 15:23

Modifié le mercredi 27 mai 2009 15:35

Ils ne sont pas conscients de la portée de leurs paroles, sinon,ils ne les gaspilleraient pas ainsi.

Ils ne sont pas conscients de la portée de leurs paroles, sinon,ils ne les gaspilleraient pas ainsi.
Elle prit le tube de brillant à lèvres rouge vif et s'en appliqua soigneusement.
S'en suivit le mascara dont Elle effleura à peine ses longs cils noirs naturellement recourbés.
Elle s'empara de se son pinceau, caressa le rose pâle de la palette circulaire de son fard à joues et s'apprêta à caresser sa joue rose du pinceau...
Non,Elle n'en avait pas besoin. Elle secoua ses cheveux, donnant de volume à ses soyeuses boucles.
Elle humecta ses lèvres rouges, cligna des yeux et contempla longtemps le reflet de ses grands yeux noirs dans le miroir.
« Je suis parfaite » pensa-t-elle.
Oui, Elle était parfaite.

# Posté le mercredi 27 mai 2009 15:49

A venir
































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# Posté le vendredi 05 juin 2009 10:08